Ma 1ère participation au 205 Africa Raid équipage n°14

Départ vers midi du côté de Besançon pour 9h de route destination Barcelone.Tout se passe bien jusqu'à l’arrivée en Espagne. C'est là que plusieurs voitures nous font des appels de phares. Nous venons de perdre le pot d’échappement et la jupe arrière. Petit rafistolage rapide sur une aire d’autoroute. Et c’est reparti jusqu’au port de Barcelone.
 

Ma 205 dans la cale du ferry

Arrivé au Maroc

Etape 1

Après 26h de ferry et quelques heures d'attente à la douane, nous devons prendre l’autoroute Marocaine pour rejoindre l’hôtel.  A 20 km de la fin, la voiture n’accélère plus et on finit par s’arrêter sur la bande d’arrêt d’urgence. Pas facile de voir le problème en pleine nuit. Finalement, c’est le moteur qui nous a lâchés. Nous sommes obligés de nous faire tracter jusqu'à l’hôtel. A ce moment là, nous pensons que l’aventure est déjà terminée pour nous. L'organisateur a pu trouver un garagiste local pour effectuer la réparation.

Etape 2

6h du mat’, le téléphone sonne. La voiture est réparée après que le garagiste ait passé la nuit dessus. C’est donc parti pour cette 2ème étape, sans soucis particulier. On a pu constater au bivouac qu'il y avait de petites fuites de carburant sur la pompe d'injection. La poussière s'en occupera.


Etape 3

Aujourd’hui c’est une étape avec des pistes caillouteuses qui nous attend. Nous crevons une première fois en haut d’un col et une seconde fois lors d’une « petite »  sortie de piste dans les cailloux.


Nous sommes à quelques mètres du bivouac et heureusement car nous n'avions qu’une seule roue de secours. En ouvrant le capot, on a constaté que la sangle de fixation de la batterie était cassée. Une petite réparation était nécessaire.


Etape 4

La star avant le briefing du matin

Nous repartons avec de nouvelles roues pour commencer une étape de dunettes.


La matinée est sans embuche, mais l’après midi se complique. Le moteur commence à chauffer et nous sommes obligés de nous arrêter une première fois. Nous repartirons quelques minutes plus tard. Jusqu’au moment où nous crevons et devons nous arrêter à nouveau. Changement de roue et, au moment de partir, le moteur ne redémarre plus, le moteur a surchauffé.

Mais ou est donc passé le liquide de refroidissement

Nous attendons alors le 4x4 de l’organisation et nous nous feront tracter encore une fois jusqu’au bivouac. Après une étape difficile, la voiture doit être réparée avant le lendemain matin. Diagnostic : joint de culasse. Les réparations du joint de culasse se feront pendant une bonne partie de la nuit grâce à l’aide des équipes qui nous accompagne. Il y avait aussi le câble de masse du moteur de sectionné diagnostiqué lors du démarrage du moteur.


Etape 5

La voiture est donc encore une fois réparée et nous sommes prêts à affronter cette nouvelle étape. Nous empruntons l’itinéraire bis afin de préserver la voiture mais qui au final était aussi dur pour les voitures que l'itinéraire initial. Nous arriverons à l’hôtel sans avoir  de problème.

Voici les 3 équipages avec qui j'ai fait la route


Etape 6

Une grande épreuve nous attend aujourd’hui : les grosses dunes ! Le début se passe plutôt bien.

Pour une fois la casse n'est pas sur ma voiture



Un saut de gazelle

Des moments un peu difficiles

Jusqu’au moment ou la voiture se retrouve bloquée dans un gros trou. Impossible de ressortir tout seul. Nous devons nous faire tracter pour sortir du trou. Nous laissons le volant à une personne de l’organisation. Après plusieurs essais non concluant la voiture fait un tonneau : carrosserie pliée, rétro et pare brise par terre. Une fois remise sur ses roues, la voiture ne redémarre pas. Nous sommes donc encore obligés de nous faire tracter jusqu’au bivouac qui se trouve au milieu des dunes. La baie de pare-brise a été vite redressée mais nous n’avons pas de pare brise pour le lendemain. Portes et vitres ont du mal à fermer.


Etape 7

C’est partie pour cette 7ème étape qui s’annonce particulière car sans pare brise. Equipement obligatoire : lunettes, foulard et kawai pour le vent. La première partie de l’étape est  très poussiéreuse et le reste très froide puisque nous montons à plus de 2500 mètres d’altitude. Les 400 km sont donc un peu long mais nous y arriverons pour une nuit confortable à l'hôtel.


Etape 8

Un long trajet nous attend encore sans pare-brise sur l’autoroute. Heureusement il fera un peu moins froid que la veille. Les km s’enchainent tranquillement jusqu’au port de Tanger. Arrivé au port, nous avons un pneu pratiquement lisse, le train arrière de travers et un train avant tordu avec un cardan qui frotte. Il faudra trouver une solution en France pour rentrer à la maison.


Retour  la maison.

Avant de rentrer il faut trouver un pare brise, et au moins changer la roue. Nous trouverons une casse et repartirons avec une nouvelle roue et un pare brise la moitié scotché et fissuré. Et oui pour continuer dans nos galères, le pare brise a fissuré lorsque nous l’avons prit à la casse. Mais après tout ce que n’a vécu, ce n’est pas un pare brise fissuré qui va nous empêcher de rentrer à la maison ! Le retour se fera donc sans soucis et surtout avec "LA" voiture malgré toutes ces péripéties.